Quelques repères utiles

A noter : bien évidemment, les informations qui suivent ne sont pas sorties de la Cuisse de Jupiter !
Ce sont, pour la plupart, des synthèses des différents textes glanés sur Internet ou dans ma bibliothèque.. Synthèses pour lesquelles je me suis attachée à rectifier certaines "incohérences", mais il se peut qu'il en subsiste quelques unes...

I. Les registres Haut de page

Les registres paroissiaux étaient tenus par les curés des paroisses jusqu'à la mise en place des registres d'Etat-civil peu après le début de la Révolution, en septembre 1792.
Ces registres paroissiaux répertoriaient, à la date de l'évènement, les baptêmes, les mariages et les sépultures (BMS).
L'Etat-civil, quant à lui, répertorie les naissances, mariages et décès (NMD).

Alors que les actes issus des paroisses mentionnent les noms des parrains et marraines, l'Etat-civil "parle" de témoins.

Plus on remonte dans le temps, moins les actes sont détaillés et de décennies en décennies, des informations importantes pour le généalogiste disparaissent... (âge des individus à leur mariage ou décès, noms et âge de leurs parents, lieux d'origine...)
Parfois, sur un acte de baptême, le jour de la naissance n'est même pas mentionné (dans ces cas là, j'ai opté pour saisir le même jour que le baptême ; ayant constaté que ceux-ci avaient souvent lieu le même jour que la naissance, ou encore le lendemain ou le surlendemain)

A la fin du XVIIè siècle, certains actes tiennent en 2 lignes et sont "perdus" au milieu d'une page ! Les curés donnent l'impression d'avoir fait des économies sur leur poste "fournitures consommables" !!!

1. les registres paroissiaux Haut de page

1334 - Le registre paroissial le plus ancien de France (Givry en Saône et Loire)
1539 - Ordonnance de Villers-Cotterets : Institution des registres de baptêmes avec indication du  nom du père
1563 - Concile de Trente : Mention des noms des parrain et marraine
1579 - Ordonnance de Blois : Création des registres de mariage, décès et publication des bans
1582 - Le Calendrier Grégorien remplace le Calendrier Julien : le 9 décembre est suivi du 20 décembre
1667 - Ordonnance de St-Germain-en-Laye (Code Louis)
Tenue des registres en deux exemplaire dont l'un est déposé au greffe
Uniformisation de la rédaction des actes - Signature des parrain et marraine pour les baptêmes, des conjoints et des témoins pour les mariages et de deux des parents pour les sépultures
1674 - Tenue des registres sur papier timbré
1685 - Révocation de l'Edit de Nantes, suppression des registres protestants
1736 - Déclaration royale : Les deux registres ont un caractère authentique et doivent êtres signés par les deux parties
1787 - Édit de tolérance : Rétablissement des registres protestants
1802 - (source : Seb Avy) En accord avec le Concordat napoléonien, l'Eglise catholique recommence à tenir des registres paroissiaux en double exemplaire (un conservé par la paroisse, un par le diosèse - voir le site de l'Eglise Catholique de France)
Pour les Bouches-du-Rhône, les archives diocésaines ont déposé leur collection aux Archives départementales pour la période 1802/1840 environ.
Pour le diocèse de Marseille, il faut aller aux AD dépôt de Marseille série 35J.
Pour le diocèse d'Aix-et-Arles, il faut aller aux AD dépôt d'Aix série 36J.

2. Les registres de l'Etat-civil Haut de page

1792 - 20/25 septembre: Création de l'Etat civil moderne
La tenue des registres est enlevée aux prêtres et remise aux Municipalités
Création des tables annuelles et décennales
Mention des profession, âge et domicile des défunts sur les actes de décès
1793 - 24 novembre : Entrée en vigueur du Calendrier républicain
1798 - du 22 septembre au 26 juillet 1800 (1er vendémiaire An VII au 7 thermidor An VIII) :
les mariages avaient lieu au chef lieu de canton
1800 - Indication du lieu de naissance et de la filiation du défunt sur les actes de décès
1806 - Retour au Calendrier Grégorien
1816 - Suppression du divorce
1876 - Création du Livret de famille
1884 - Rétablissement du divorce
1886 - Mention des divorces en marge des actes de mariage et de naissance
1897 - Mention des mariages et légitimations en marge des actes de naissance
1923 - Mention des dates et lieux de naissance des parents sur les actes de naissance des enfants
1927 - Suppression des registres de publication de mariage
1945 - Mention du décès en marge de l'acte de naissance
1955 - Mention de l'adoption en marge des actes de naissance
1989 - Suppression des mentions marginales sur les exemplaires des actes détenus par les greffes

Sources : (Christian Sourdaine)
- Jean SALAUN

II. Le mariage Haut de page

Le mariage aurait existé de tout temps !! Ceci est le fruit de mes recherches !!
Civilement, il a été instauré par la loi du 3 septembre 1791 (sous la Convention).

1. La majorite et l'âge nubile (ou âge légal)

L'âge de la "majorité" (moment où une personne est considérée comme capable d'exercer ses droits sans l'aide de ses parents ou de ses tuteurs) a varié suivant les époques, suivant le sexe des individus concernés et suivant sa finalité (capacité à se marier, capacité à jouir de ses droits civiques et politiques...). On parle alors de majorité matrimoniale et de majorité civile.

A ne pas condondre avec l'âge nubile qui est l'âge exigé par la loi pour qu'un individu puisse contracter mariage (en âge de procréer).
Sous l'ancien régime, cet âge était de 12 ans pour les filles et de 14 pour les garçons.
Sous la Révolution, il était de 13 pour les filles et de 15 pour les garçons.
De 1804 au 3 avril 2006 il était de 15 ans pour les filles et de 18 pour les garçons.
Depuis le 4 avril 2006 il est de 18 ans pour tous : la loi 2006-399 du 4 avril 2006, JO n° 81 du 5 avril 2006, p. 5097.

Article 1
L'article 144 du code civil est ainsi rédigé :
« Art. 144. - L'homme et la femme ne peuvent contracter mariage avant dix-huit ans révolus. »
Voir le texte complet (18 articles) sur Legifrance

Chez les Romains, où l'homme était pubère à 14 ans et la femme à 12 ans, les législateurs avaient prolongé la période d'incapacité au delà de la puberté jusqu'à 25 ans.

En France, malgré la diversité des coutumes, l'influence du droit romain se fit largement sentir, surtout à partir du XVIIe siècle. Il était en général admis que "la pleine capacité civile n'était atteinte qu'à 25 ans" (Arrêtés de M. le P.P. de LAMOIGNON - 1702). Mais il y eu des exceptions : toute personne "née" en Normandie était réputée majeure à 20 ans accomplis (Placitez du Parlement de ROUEN de 1666 - article 38).

La Révolution, favorable aux jeunes générations, abaissa l'âge de la majorité à 21 ans (loi du 20 septembre 1792).

Le Code Civil Napoléonien (loi du 30 ventôse An XII) conserva le même âge pour la majorité civile mais porta la majorité matrimoniale à 25 ans pour les garçons. Il fallu attendre la Ve République et la loi du 5 juillet 1974 pour que la majorité "totale" soit acquise à 18 ans.

En résumé, pour se marier, les jeunes gens devaient être âgés de : Haut de page

Date
Hommes
Femmes
Régime
Février 1556
30 ans
25 ans
Henri II
20/09/1792
21 ans
21 ans
Convention
21/03/1804
25 ans
21 ans
Napoléon Bonaparte - 1er Consul à vie - loi du 30 ventôse an XII
21/06/1907
21 ans
21 ans
IIIè République - Armand Fallières
05/07/1974
18 ans
18 ans
Vè République - Valéry Giscard d'Estaing

Sources : (geneaguide)
- "Traité de droit civil, d'après Le Traité de Planiol" par Georges Ripert et Jean Boulanger (Paris - 1956).

Le divorce Haut de page

Au gré des régimes politiques successifs, la législation sur le divorce a été l'objet de nombreux remaniements. Il a fallut passer par de forts antagonismes idéologiques et de nombreuses étapes d'évolution du droit avant d'aboutir à l'actuelle dédramatisation du divorce.

Chez les Romains, on pratique de façon courante le divorce.

Pendant le Moyen Age, le mariage est une institution éphémère qui se fait et se défait au gré des alliances : la noblesse française a largement recours à la répudiation. Puis à la fin du XIème siècle, l'Église commence à édicter sa norme du mariage.

Au XVIème siècle, l'Eglise prône l'indissolubilité du mariage, qui est un sacrement. Sous la pression religieuse, le divorce est interdit (1563, Concile de Trente).

A la fin de l'Ancien Régime, les philosophes des Lumières (notamment Montesquieu et Voltaire) sont favorables au divorce et condamnent l'indissolubilité du mariage.

A la Révolution Française, les révolutionnaires bouleversent l'ordre établi en désacralisant et laïcisant le mariage. La constitution du 3 septembre 1791 institue le mariage civil.
Si le mariage n'est qu'un contrat aux yeux de la loi civile, il doit pouvoir être rompu librement par l'accord des deux parties : la loi du 20 septembre 1792 instaure alors le divorce. Son préambule fixe les ambitions de la réforme engagée : "La faculté de divorcer résulte de la liberté individuelle, dont un engagement indissoluble serait la perte".
Mais la loi est critiquée pour son trop grand libéralisme, les abus et l'anarchie sont dénoncés.
Le code civil de 1804 revient sur les excès de cette législation. Il restreint la possibilité de divorcer à la faute, les conditions sont limitées et pénalisantes pour les époux.

La Restauration réaffirme l'indissolubilité du mariage. Le divorce, considéré comme "un poison révolutionnaire", est aboli par la loi du 8 mai 1816, dite loi Bonald. La royauté de retour au pouvoir veut "rendre au mariage toute sa dignité dans l'intérêt de la religion, des amours, de la monarchie et de la famille". La loi convertit en séparation de corps toutes les instances en divorce pendantes devant les tribunaux et arrête tous les actes faits pour parvenir au divorce par consentement mutuel.

A partir de 1876, le député Alfred Naquet dépose successivement trois propositions de loi dans le sens du divorce pour faute mais il échoue.

La IIIème République, par la loi Naquet du 27 juillet 1884 rétablit le divorce sur le seul fondement de fautes précises (adultère, condamnation à une peine afflictive et infamante, excès, sévices et injures graves) constituant un manquement aux obligations conjugales et rendant intolérable le maintien du lien conjugal.

Plusieurs autres lois sont à l'actif de la IIIème République : la loi de 1886 sur la procédure de divorce ; la loi de 1893 qui donne à la femme séparée de corps pleine capacité ; la loi du 15 décembre 1904 qui abroge l'art. 298 qui interdisait le mariage avec le complice adultère ; la loi du 6 juin 1908 qui rend obligatoire pour le juge la demande de conversion de séparation de corps en divorce présentée par l'un des époux trois ans après le jugement.

Sous Vichy, la loi du 2 avril 1941 interdit aux époux mariés depuis moins de 3 ans de divorcer.

En 1975, la loi n°75-617 du 11 juillet 1975 portant réforme du divorce, initiée par Valery Giscard d'Estaing, constitue une refonte totale de la législation, modifiant les conditions du divorce en substituant à un divorce fondé uniquement sur la faute une pluralité de cas de divorce (dont le divorce par consentement mutuel). Elle poursuit ainsi l'évolution historique vers la liberté de divorcer.
Pourtant, la loi de 1975 ne répond plus complètement aux attentes et près de trente ans après, la nécessité de sa réforme est très généralement admise.

Le 1er janvier 2005, entrera en vigueur la nouvelle loi relative au divorce adoptée par l'Assemblée nationale (loi n°2004-439 du 26 mai 2004 relative au divorce, publiée au Journal officiel du 27 mai 2004). Elle traduit le souci du législateur de simplifier les procédures tout en maintenant leur caractère judiciaire et d'apaiser les relations entre époux qui recourent au divorce.

Source : Ministère de la Justice

Résumé du divorce :
Moyen Age la répudiation est possible
1563 (concile de Trente) le mariage est indissoluble et le divorce interdit
3 septembre 1791 la constitution institue le mariage civil
20 septembre 1792 le divorce est autorisé
1804 le divorce est restreint à la faute - conditions limitées et pénalisantes pour les époux
8 mai 1816 le divorce, considéré comme "poison révolutionnaire" est abolie (loi dite Bonald)
27 juillet 1884 la loi Naquet, sous la IIIè Répuplique, rétablit le divorce sur le seul fondement de fautes précises
2 avril 1941 sous Vichy, la loi interdit aux époux mariés depuis moins de 3 ans de divorcer
11 juillet 1975 refonte de la législation (le consentement mutuel fait son apparition)
1er janvier 2005 simplification des procédures de divorce

Le livret de famille et les noms de famille Haut de page

La loi du 6 fructidor de l'an II (23 août 1794) interdit de porter d'autre nom et prénoms que ceux inscrits à l'état-civil. Cependant, le Conseil d'État peut autoriser un changement de patronyme (ils sont actuellement environ 800 par an).

En 1870, l'apparition du livret de famille fige définitivement l'orthographe de tous les patronymes

Pour tout savoir sur les démarches actuelles liées au livret de famille, voir le site Service Public
Pour l'histoire du nom de famille, voir geopatronyme

III. Le service militaire Haut de page

1793
Illimité (1)  
1923
18 mois
1798
5 ans (2)
1935
18 ou 24 mois
1802
5 ans (3)
1945
12 ou 15 mois
1818
6 ans
1950
18 mois (8)
1824
8 ans
1956
18 à 30 mois (9)
1832
7 ans
1959
2 ans
1855
7 ans (4)
1965
16 mois
1868
5 ans (5)
1969
13 mois
1872
5 ans (6)
1970
12 mois
1889
3 ans
1992
10 mois (10)
1902
3 ans (7)
2001
(11)
1920
12 mois    

1 Réquisition permanente sans limitation de durée
2 La loi de Jourdan du 19 fructidor an 6 institue la conscription des hommes de 20 à 25 ans.
3 Le remplacement est autorisé. Tous les jeunes gens âgés de 20 ans sont appelés au Chef lieu de canton devant la commission de recrutement. Après les exemptions prévues par la loi on procède au tirage au sort de ceux qui vont former le contingent requis (Archives - Série R), d'où l'origine de l'expression "tirer le bon numéro". Le remplacement n'est pas rendu par amitié mais fait l'objet d'un contrat, souvent notarié, où le fils d'une famille aisée achète son remplaçant.
4 Le remplacement n'est plus possible, mais moyennant une somme de 2500 Frs.(ou 2800 Frs ?) de l'époque, on peut être racheté et par la suite exonéré. On pouvait également racheter chaque année restante du service déjà commencé pour 500 francs. Pour mémoire, le salaire moyen d'un petit fonctionnaire  à l'époque était d'environ 700 francs par an !
5 Service de 5 ans pour la moitié du contingent par tirage au sort et de 6 mois pour les autres (remplacement autorisé)
6 Service obligatoire et universel de 5 ans; le remplacement est supprimé. On peut être dispensé de service pour cause de soutien de famille, métier d'enseignant, ...
7 Obligatoire et universel. Les sursis pour études, charges, sont institués.
8 Tests divers pendant les "3 jours"
9 1956 - 1962 Guerre d'Algérie : Maintien sous les drapeaux jusqu'à 30 mois
10 La loi du 4 janvier 1992 confirme la durée du service national à 10 mois, 16 mois pour la coopération et 20 mois pour les objecteurs de conscience. Le régime des reports permet de gérer son départ de 18 à 27 ans.
11 2001 - La mise en place d'une armée de métier entraîne la suspension de la conscription.


Sources : (Christian Sourdaine)
- Article de Christiane Bastard-Gruel (La Dépêche - Evreux)
- Bulletin du Centre Généalogique des Côtes d'Armor Généalogie 22 N° 34 Avril 97
- Revue Française de Généalogie N°104 - Juin/Juillet 1996

IV. Les calendriers Haut de page

A l'époque de la fondation de Rome (753 avant J.C.) le calendrier comporte 10 mois et l'année débute en mars
(Martius, Aprilis, Maïus, Junius, Quintilis, Sextilis, September, October, November, December).
Vers l'an 400 de Rome (353 avant J.C.) le calendrier subit plusieurs remaniements et l''année compta 12 mois (Januarius et Februarius venant précéder Martius). Article sur Herodote sur la fondation de Rome.

En l'an 708 de Rome (45 av. J.C.), Jules César, désirant réformer le calendrier, fit appel à un astronome grec du nom de Sosigènes d'Alexandrie.
C'est seulement en l'an 716 de Rome (37 av. J.-C.), sur une proposition d'Antoine, alors consul avec César, que le mois de Quintilis prit le nom de Julius et que le calendrier pris le nom de "Calendrier Julien".
Mais, ce nouveau calendrier comportait quelques erreurs. Heureusement, on s'en aperçut, et Auguste, qui régnait alors, fit en sorte de "rectifier le tir " !
En récompense de ce service, le Sénat romain décréta, en l'an 746 de Rome (7 av. J.-C.) qu'il serait donné au mois Sextilis le nom d'Augustus.
Le nombre de jours des mois, ainsi que leurs noms, n'ayant pas changé depuis lors, ils sont arrivés à nous tels qu'ils étaient à la fin du règne de l'empereur Auguste !

Sous la monarchie française, l'année catholique commença à Noël et à Pâques. L'année commençant à Pâques, était tantôt de onze mois et tantôt de treize, suivant le détour de la lune, ce qui devait gêner les échanges. En 1564, un édit de Charles IX fit invariablement commencer l'année au premier janvier (première application en 1565).

1582 - 15 octobre : le Calendrier Grégorien remplace le Calendrier Julien :
Le Pape Grégoire XIII décide de modifier l'ancien calendrier Julien, hérité de Jules César. Il instaure le calendrier grégorien dans les états pontificaux, le Portugal et l'Espagne. Quand les catholiques européens se réveillent le lendemain du jeudi 4 octobre, ils sont en réalité le vendredi 15 octobre selon le nouveau calendrier. Ils ont fait un bon de 11 jours dans le temps. Le calendrier Julien n'était pas en accord avec l'année solaire, il avançait de 11 minutes et 14 secondes. C'est pour rétablir ce décalage que la réforme du Pape est entrée en vigueur. L'écart entre l'année solaire et le calendrier sera réduit à 25,9 secondes. La France (sous Henri III) adoptera le calendrier grégorien, deux mois après son instauration (le 9 décembre est suivi du 20 décembre).
Source : linternaute

1793 - 24 novembre (4 frimaire an II) : entrée en vigueur du Calendrier républicain
Ce nouveau calendrier est instauré en plusieurs étapes :
Le 22 septembre 1792, la convention décrète après avoir aboli la monarchie que ce jour ouvre l'an I de la république et que tous les actes devront être ainsi datés. Il est a noter que cette date correspond exactement à l'équinoxe d'automne.
Le 2 janvier 1793 la convention décrète que l'an II de la république commence le 1° janvier.
Le 5 octobre 1793, il est décrété un calendrier révolutionnaire et que les années de ce calendrier seront comptées à partir du 22 septembre.
Le 18 octobre 1793 un groupe de travail composé de Romme (rapporteur), Dupuis, Guyton, Ferry, Lagrange et Monge est chargée de préparer ce nouveau calendrier. Ce groupe est issu du Comité d'instruction publique créé le 14 octobre 1791, et composé de 24 membres (mathématiciens, astronomes, peintres, poètes...)
Ce calendrier est adopté le 3 brumaire an II (24 octobre 1793) et promulgué le 4 frimaire (24 novembre 1793).
Etant rétroactif au 22/09/1792, aucun acte d'Etat-civil n'est daté de l'an I et du début de l'an II.
Ce calendrier sera pratiquement abandonné sauf pour les documents officiels dès la fin de la révolution (1799). Le calendrier grégorien reprendra sa place le 1° janvier 1806. Seule la Commune en 1871, l'utilisera pour dater quelques actes (an 79).

1806 - 1er janvier (11 nivôse an XIV): retour au Calendrier Grégorien
2 ans après l'élection de Napoléon 1er comme Empereur des Français (sacré le 2 décembre 1804)

Quelques sites intéressants (d'autres dans la page des liens):
Grenadine
Calendriers saga
Brumaire : Calendrier Républicain

V. Les périodes historiques Haut de page

L'Antiquité - de - 3 300 à 476

C’est pendant cette époque de l’histoire que se sont développées les plus anciennes civilisations, notamment grecque et latine.

Cette période débute avec l'invention de l'écriture, il y a 3 300 ans. En Europe, la fin de l’Antiquité est conventionnellement fixée à la chute de l’Empire romain d’Occident face aux Barbares (476).

Pour délimiter un cadre chronologique, on ne peut se référer à des dates politiques. Si 395 marque la fin de l’unité de l’Empire romain, avec la séparation entre Empire d’ Orient et Empire d’ Occident, 476 voit la disparition du dernier empereur romain d'Occident. Le Moyen Âge commence alors.

Le Moyen-âge - de 476 à 1453 ou 1483 ou 1492

C’est la plus longue des périodes historiques. Mille ans de Clovis à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453 surtout significative pour l'Orient, à la fin du règne de Louis XI le Prudent, mort en 1483 ou encore à la découverte de l'Amérique en 1492.

La rupture avec les périodes qui encadrent le Moyen Age n'est pas aussi nette qu'on le laisse souvent entendre, et, bien que les repères chronologiques soient indispensables, les évolutions se dessinent plus sûrement dans les mutations économiques et sociales qui, en aucun domaine, ne furent brutales.

Trois dynasties - mérovingienne (celle de Clovis), carolingienne (celle de Charlemagne) et capétienne (à partir d'Hugues Capet) - marquent l'histoire politique du royaume, longtemps dépendant des luttes féodales. Peu à peu, l'État royal émerge de la féodalité, à partir d'une capitale - Paris - d'une langue - le français - et d'un système socio-économique fondé sur l'exploitation paysanne et l'impôt. Malgré les déboires de la Guerre de Cent Ans, le royaume de France est l'un des plus puissants en Europe à la fin du XV° siècle (règne de Louis XI).

Haut Moyen Âge : période qui s’étend du Ve s. au XIe-XIIe s.

Dirigeants :
De 258 à 430-440 : les Francs (Saliens et Francs du Rhin)
De 430-440 à 751 : les Mérovingiens (de Mérovée ; fondation de la dynastie attribuée à Clovis 1er, sacré en 496 à Reims ; c'est lui qui établit Paris comme capitale vers 508)
De 751 à 987 : les Carolingiens (de Charlemagne ; fondation de la dynastie par Pépin le Bref sacré à Soissons en 752 par le pape Saint-Boniface* puis à Saint-Denis en 754 par le pape Etienne II)
De 987 à 1328 : les Capétiens (d'Hugues Capet)
De 1328 à 1589 : les Valois (directs, 1498 : Orléans, 1515 : Angoulême dont François 1er)

* Dans les "manuels" d'histoire, on trouve Saint-Boniface comme pape alors que toutes les listes de papes du Net mentionnent Zaccharie comme pape cette année-là (?? - si vous avez la réponse, je suis preneuse)

L'époque moderne - de 1453 ou 1483 ou 1492 à 1815

Appelée parfois "le temps des rois", cette époque couvre les XVI°, XVII° et XVIII° siècles et se caractérise par :
. Les Grandes Découvertes (celle de l'Amérique en 1492)
. La Renaissance (italienne et flamande)
. Les guerres de religion (naissance du protestantisme)

La monarchie française devient absolue (règne de Louis XIV), avant d'être contestée au Siècle des Lumières (Voltaire, Montesquieu, Rousseau au XVIII°) et abattue lors de la Révolution, dont les principes et les conquêtes sont étendus à toute l'Europe par Napoléon Bonaparte.

Dirigeants :
De 1328 à 1589 : les Valois (directs, 1498 : Orléans, 1515 : Angoulême - François 1er)
De 1589 à 1792 : les Bourbons (puis de 1815 à 1830 pendant la Restauration)
De 1789 à 1899 : la Révolution (dont Ière République de 1792 à 1799)
De 1799 à 1804 : le Consulat (Napoleon Bonaparte)
De 1804 à 1815 : le 1er Empire (Napoleon 1er)

L'époque contemporaine - de 1815 à nos jours

Ce sont les deux siècles qui nous séparent de la Révolution et de l'Empire napoléonien. Le XIX° est caractérisé par la difficile naissance de la République démocratique et par des bouleversements socio-économiques considérables (émergence de l'ouvrier d'usine, des quartiers, des loisirs et de l'école populaire, du socialisme et du communisme). Le XX° siècle est marqué par des progrès techniques et scientifiques qui prolongent ceux du XIX°, jusque dans la mort industrielle des deux Guerres mondiales.

Dirigeants :
De 1815 à 1830 : la Restauration (Deux Bourbons, rois de France : Louis XVIII et Charles X, tous deux frères de Louis XVI)
De 1830 à 1848 : la monarchie de Juillet (Louis Philippe 1er, roi des Français)
De 1848 à 1852 : IIè République (Louis Napoleon Bonaparte, Président de la République puis chef du pouvoir exécutif - senatus consulte
De 1852 à 1870 : le Second Empire (Napoleon III, Empereur des Français)
De 1871 à 1873 : IIIè République (14 présidents : 1er : Adolphe Thiers - dernier : Albert Lebrun)
DE 1940 à 1944 : l'Etat français (Maréchal Philippe Pétain, chef de l'Etat français)
De 1944 à 1947 : le Gouvernement provisoire (De Gaulle ; Bidault ; Gouin ; Blum)
De 1947 à 1958 : la IVè République (Auriol et Coty)
De 1958 à ..... : la Vè République (De Gaulle ; Pompidou ; Giscard d'Estaing ; Mitterand ; Chirac, Sarkozy)

VI. Nombre d'ancêtres théorique Haut de page

Le tableau ci-après représente le nombre d'ancêtres théorique par individu. La colonne "Divisé par 4" correspond au nombre pour une branche (un des grands-parents). Le tableau démarre à "ma génération" et chaque génération "diminue" de 30 années.

Gén.
Siècle
Nbre théorique
Divisé par 4
Année
1
1
1960
2
2
1930
3
XX
4
1
1900
4
8
2
1870
5
16
4
1840
6
XIX
32
8
1810
7
64
16
1780
8
128
32
1750
9
XVIII
256
64
1720
10
512
128
1690
11
1 024
256
1660
12
2 048
512
1630
13
XVII
4 096
1 024
1600
14
8 192
2 048
1570
15
16 384
4 096
1540
16
XVI
32 768
8 192
1510
17
65 536
16 384
1480
18
131 072
32 768
1450
19
XV
262 144
65 536
1420
20
524 288
131 072
1390
21
1 048 576
262 144
1360
22
2 097 152
524 288
1330
23
XIV
4 194 304
1 048 576
1300
24
8 388 608
2 097 152
1270
25
16 777 213
4 194 303
1240
26
XIII
33 554 432
8 388 608
1210
27
67 108 864
16 777 216
1180
28
134 217 728
33 554 432
1150
29
XII
268 435 456
67 108 864
1120
30
536 870 912
134 217 728
1090
31
1 073 741 824
268 435 456
1060
32
2 147 483 648
536 870 912
1030
33
XI
4 294 967 296
1 073 741 824
1000
34
8 589 934 592
2 147 483 648
970
35
17 179 869 184
4 294 967 296
940
36
X
34 359 738 368
8 589 934 592
910
37
68 719 476 736
17 179 869 184
880
38
137 438 953 472
34 359 738 368
850
39
IX
274 877 906 944
68 719 476 736
820
40
549 755 813 888
137 438 953 472
790
41
VIII
1 099 511 627 776
274 877 906 944
760

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